La réglementation impose la réalisation de deux ramonages par an, dont un durant la période de chauffe. Nous vous conseillons de vérifier les exigences de votre compagnie d'assurance pour rester en conformité et éviter toute mauvaise surprise. Pour les résidences secondaires, un ramonage annuel est au minimum obligatoire, selon la durée d'utilisation.
Le ramoneur doit impérativement être diplômé, conformément à l'article 16 de la loi 96-603 (loi Raffarin) du 5 juillet 1996. Un professionnel ne peut exercer sans qualification : qu'il s'agisse d'une chaudière au gaz ou d'une cheminée, il doit détenir un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) de ramoneur-fumiste. Sans ce diplôme, votre assureur est en droit de refuser d'activer votre garantie responsabilité civile en cas d'incendie.
Ayez le réflexe de toujours demander la certification au professionnel qui se présente à votre domicile.
Répression des fraudes : attention à l'utilisation abusive du terme « ramonage » pour l'entretien des chaudières.
Un conduit mal entretenu va accumuler un grand nombre de résidus au fil du temps. Ceux-ci peuvent générer de nombreux désordres lié aux fumées toxiques et au bistre notamment
Le monoxyde de carbone est un gaz inodore et incolore, rendant sa détection impossible sans équipement adapté. Une mauvaise combustion génère des gaz hautement toxiques qui menacent directement la santé et la vie des occupants. Chaque année, on recense environ 4 000 intoxications et une centaine de décès liés à ce phénomène.
Il est donc crucial de procéder régulièrement à un contrôle fumigène pour prévenir tout risque d'incendie ou d'intoxication. Pour garantir votre sécurité, la réglementation impose le contrôle de l'étanchéité des conduits d'évacuation des fumées tous les 3 ans, conformément aux articles 31.1, 31.4 et 31.6 du règlement sanitaire départemental (RSD).
Les dépôts présents dans le conduit peuvent être très inflammables, notamment le bistre (voir photo) qui est un dépôt brunâtre formé à partir de suie et de vapeur d'eau condensée. Il s'enflamme à partir de 200°C et est à l'origine de presque tous les incendies de cheminée.

L'incendie dont la température peut dépasser 1000°C occasionne en outre des fissurations du conduit.
A la suite d'un feu de cheminée, un ramonage du conduit est obligatoire et doit être suivi d'une réhabilitation, à condition que l'intégrité du conduit n'ait pas été atteinte.
Photographie d'un conduit bistré. Le bistre est une matière goudronneuse qui se durcit en séchant
La bûche et poudres de ramonage sont un procédé chimique qui peut faciliter l'action mécanique mais qui ne la remplace pas. Ce nettoyage n'est donc pas interdit, mais il ne remplace aucunement le ramonage mécanique, qui lui est obligatoire.
Du bois sec, sinon rien !
Le pire ennemi d'un feu réussi, Le bois humide ! Et oui, plus votre bois est sec, plus la flambée sera belle, car le bois brûlera correctement, sans dégager trop de fumée.
Il faut donc laisser au bois le temps de sécher : au bout de 2 ans, il ne contiendra plus que 15% d'humidité.
Un feu de qualité est un feu qui dure et qui chauffe, si l'on veut une belle flambée qui chauffe longtemps, on privilégiera donc les bois durs comme : le chêne, le charme, l'érable, le frêne, et également l'orme, le bouleau de montagne, le hêtre, le noyer, l'olivier.
On pense souvent que les résineux peuvent être utiles pour allumer un feu (car ils brûlent vite et produisent vite de la chaleur), mais en réalité ils encrassent rapidement les conduits de votre cheminée à bois, et sont donc à utiliser très modérément. Pour l'allumage, le bois de cagette est idéal car il brûle vite et sans encrasser ! On en trouve gratuitement dans la plupart des supermarchés.
Le ramoneur du Golfe / Samuel Simon Kergonan - 56400 Pluneret 06 98 98 16 28 lrdg.morbihan@gmail.com siret 51876013700050